Nouvelle-Aquitaine Initiative pour une agriculture
Citoyenne et Territoriale

La Journée mondiale de l’alimentation (World Food Day) est célébrée chaque année le 16 octobre, date anniversaire de la fondation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en 1945. L'occasion pour notre réseau de rappeler comment de la fourche à la fourchette nos paysannes et paysans vivent leur rôle premier de producteur d'une nourriture saine et respectueuse de l'environnement.

Manger durable, c’est penser système

A la fin de l'ère glaciaire, début de l'Holocène il y a environ 11 700 ans, le climat se stabilise. Au néolithique, les humains chasseurs cueilleurs qui étaient obligés de se déplacer pour se nourrir se sédentarisent et commencent à cultiver et élever. Début de l'agriculture, estimé à il y a 10 000 ans dans le « croissant fertile », et vers 6 000 avant notre ère en France.

De nourriture, ce qui entretient la vie d'un organisme, nous sommes rapidement passés à l'alimentation, qui caractérise aussi chez l'humain la récolte, le stockage, la préparation des aliments et qui touche également au culturel, à l'éthique et au religieux.

Pour sortir d'une alimentation imposée par les firmes agro-alimentaires, nous avons besoin de doubler le nombre de paysans, et qu’ils perçoivent un revenu décent et des aides significatives pour changer notre agriculture.

Depuis 1959, les prix réels des produits alimentaires à la production ont baissé de 3,3 % par an, tandis que les prix pour les consommateurs n’ont baissé que de 0,4 % par an. Les efforts demandés aux agriculteurs et aux consommateurs ont permis de rémunérer l’industrie des intrants et de l’agroalimentaire, les secteurs de la distribution et de la commercialisation mais les agriculteurs sont les grands oubliés de ce système. 

Une autre alimentation est possible

Une partie de cette valeur pourrait être utilisée pour aider les agriculteurs dans ce changement pour faire face aux enjeux environnementaux du XXIe siècle et pour répondre à la demande de la société pour une alimentation et une eau de qualité.

La transition d’un secteur s’organise sur des années. Nos structures, de par leurs actions agissent sur le terrain depuis plus de 30 ans et peuvent démontrer que ce changement est possible et que les pistes d’évolution associées aux normes environnementales sont beaucoup plus prometteuses que certains discours ne le laissent penser.

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Exemple en Charente avec les ordonnances vertes qui se développent de plus en plus dans les territoires.

Des paniers de légumes biologiques pour les femmes enceintes 

Paniers 3 1332 444En mars 2024, l’agglomération de Grand Angoulême a sollicité la Maison de l’Agriculture Biologique de la Charente (MAB 16), membre du réseau, pour travailler un projet s’inspirant du dispositif « Ordonnance verte » initié par la ville de Strasbourg.

L’objectif du projet « Paniers Jeunes Pousses » est ainsi de permettre à 100 femmes enceintes du territoire de bénéficier de manière hebdomadaire de paniers de légumes biologiques locaux, reconnaissant ainsi les vertus d’une alimentation biologique de qualité pour le bon développement du bébé ainsi que pour la santé de la maman.

Pour bénéficier du dispositif, les femmes enceintes doivent se présenter à l’agglomération avec une ordonnance « Panier Jeune Pousse » prescrite par un·e professionnel·le de santé, s’acquitter d’une participation de 20€ qui sera versée aux producteurs·trices et participer à deux ateliers : un atelier santé-environnement et un atelier cuisine.

Grand Angoulême s’est ainsi rapproché du centre hospitalier d’Angoulême, du centre clinical de Soyaux ainsi que d’associations travaillant autour de la sensibilisation et la préparation d’une cuisine saine de qualité.

Paniers 2 1332 444Côté production, la MAB 16 s’est tournée vers l’association de maraîcher·es Paysans Charente Bio, qu’elle accompagne depuis ses débuts, afin de fournir les paniers. C’est aujourd’hui sept fermes qui travaillent ensemble pour fournir et livrer sur 6 points de retrait répartis sur l’agglomération 75 paniers de légumes, avec un objectif d’atteindre les 100 paniers en octobre.

« Socialement, éthiquement, d’un point de vue médical, d’un point de vue agricole, sous bien des aspects, c’est un projet extrêmement vertueux ! »  Les Jardins de l’Osme, ferme maraîchère bio du nord de la Charente.

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur nos initiatives, vous pouvez télécharger notre copieuse brochure thématique sur l'alimentation en format PDF ou la demander en version papier : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.