La première conférence régionale Re-Sources Nouvelle-Aquitaine a réunit le 25 septembre une centaine d’acteurs engagés pour la qualité de l'eau potable. Le Réseau était présent !
En introduction, a été rappelé :
- la politique forte des Agences de l'eauen matière de protection des captages,
- les enjeux sociétaux et économiques d’agir aujourd’hui pour éviter des coûts bien plus lourds demain,
- la nécessité d’articuler nos actions entre partenaires pour réussir la transition agroécologique
Inscrite dans la convention Re-Sources 2023-2028, cette journée illustre l’engagement collectif de 12 partenaires en faveur d’une véritable transition agroécologique pour atteindre les objectifs de reconquête de la qualité des eaux destinées à l’alimentation en eau potable en Nouvelle-Aquitaine. Dispositif, unique en France, il vise à réduire les pollutions diffuses agricoles pour pérenniser les captages d’eau potable. Le programme Re-Sources est une démarche phare portée par l’Etat, la Région Nouvelle-Aquitaine, les agences de l’eau Adour-Garonne et Loire-Bretagne.
En 2025, 94 % des captages prioritaires de Nouvelle-Aquitaine sont intégrés à la démarche Re-Sources, mobilisant 27 collectivités et une cinquantaine d’animateurs sur le terrain, accompagnées par une cellule de coordination régionale hébergée à la Région Nouvelle-Aquitaine.
Un espace de dialogue inédit
Pour la première fois, l’ensemble des acteurs engagés dans Re-Sources se sont retrouvés réunis au sein d’une même instance. Cette journée a permis :
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de dresser un état des lieux de la qualité des eaux néoaquitaines, grâce aux interventions de l’ARB NA et de l’ARS ;
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de présenter les actions et outils déployés par le programme Re-Sources, ainsi que les nouveautés de la convention 2023-2028, avec la Cellule Re-Sources et la DREAL ;
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de partager des expériences inspirantes, portées par des acteurs de terrain.
Des retours d’expérience concrets
Bio Nouvelle Aquitaine
a porté la voix de l’agriculture biologique et rappeler son rôle essentiel dans la préservation de l’eau et des territoires. L'occasion de présenter l’expérimentation systèmes en grandes cultures biologiques ainsi que le réseau de parcelles expérimentales que Bio Nouvelle Aquitaine pilote dans la Vienne et les Deux-Sèvres, en partenariat avec la Chambre d'agriculture de la Vienne, l’ITAB et Grand POITIERS. Ces travaux démontrent que l’AB est un modèle durable et résilient économiquement qui doit être soutenu politiquement.
L'après-midi, des ateliers collaboratifs étaient organisés, dont un sur la place de la filière AB dans les aires d'alimentation de captage (AAC). Un moment riche en échanges durant lequel Bio NA a pu partager sa vision de l'AB et sa place dans l'agriculture française.
Rappelons que les pollutions diffuses d’origine agricole sont responsables de 41 % des abandons de captages d’eau potable. D’après le rapport interministériel IGAS, IGEDD, CGAAER¹, le soutien à l’agriculture biologique est le moyen le plus efficace pour protéger les aires de captages. Il est urgent d’adopter une gestion plus équitable et durable de la ressource en eau. Et, n'oublions pas que "Chaque bouchée mangée en bio préserve la qualité de l’eau !"
¹IGAS, IGEDD, CGAAER, Juin 2024, Prévenir et maîtriser les risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites dans l’eau destinée à la consommation humaine, Tome 1 synthèse, p 74-75