Nouvelle-Aquitaine Initiative pour une agriculture
Citoyenne et Territoriale

Co-actions faisait son festival à Bègles le 15 septembre ! Des conférences, tables rondes et autres animations autour du FUTUR DU TRAVAIL, pour découvrir la CAE et ses entrepreneur.es !

ohmycoop2023

Cette année, ce festival Pop, Folk & Coop avait pour fil rouge "LE FUTUR DU TRAVAIL". Un programme de conférences, d’ateliers et de rencontres a permis de découvrir de nouvelles manières de travailler, d’entreprendre, de coopérer… et à quoi pourrait ressembler le travail en 2048 ! Cet événement a rassemblé 200 participants.

Pour l'occasion, Co-Actions avait l’honneur d’accueillir, sur la table ronde dédiée à l’Agriculture, Marc Dufumier, Agronome, professeur émérite à l’Agroparistech, il intervient beaucoup sur les questions d’agroécologie. Il intervenait au côté de Gersende Gruget, chargée d'études "installations de collectifs agricoles" chez Co-Actions et Mélanie Martin, agricultrice et présidente du MODEF des Landes.

Les intervenants sont revenus sur les enjeux actuels de l’agriculture : les défis environnementaux et le renouvellement des générations notamment. Aujourd'hui, nous en sommes à une installation pour deux départs en retraite en Nouvelle Aquitaine, et 50 % des agriculteurs seront en âge de transmettre dans les 10 prochaines années. D'après le Collectif Nourrir, pour réussir la transition agroécologique et relocaliser notre alimentation il faudrait installer 1 million de paysans d’ici 2050 ! 6 candidats sur 10 sont aujourd'hui des personnes Non Issues du Milieu Agricole (appelées NIMA) ou des Hors Cadre Familiaux (HCF). Nos porteurs de projet de part leur profil et projet dit atypique n’ont pas accès aux aides traditionnelles, ce qui est un véritable frein à l'installation.

C'est pourquoi nous nous mobilisons dans le cadre du vote prochain du PLOA (Pacte Lois d'Orientation Agricole) pour donner l'accès aux aides agricoles aux porteurs de projets en reconversion professionnelle qui souhaitent avoir le statut d'entrepreneur salarié. Ce statut n'est pas reconnu dans le monde agricole, ni par la profession, ni par l’administration. Bonne nouvelle ! Les statuts de SCOP et de SCIC sont désormais reconnus depuis le printemps dans la définition d’agriculteur actif. De nouveaux modèles commencent à être reconnus par l’administration et nous nous en réjouissons. Ils participent grandement au renouvellement des générations. En effet, les porteurs de projet souhaitent s'installer autrement, et revisite le métier de paysan.

PAYSAN.NES, UN MÉTIER D'AVENIR !

table ronde

Marc Dufumier nous a présenté sa vision d'agriculture écologiquement intensive ou intensément écologique. Il a réaffirmé que oui, c’est techniquement possible de nourrir le monde de manière écologique et durable. Il a rappelé que toutes les filières bas de gamme ne sont pas rentables (blé, lait transformé etc.). Les agriculteurs n’ont pas besoin d’être aidés, ils ont besoin d’être correctement rémunérés. Il faut rendre le métier attractif via une correcte rémunération du travail et en allégeant la pénibilité du travail.

Mélanie Martin nous encourage à nous retrousser les manches, à innover, trouver des solutions. La transition vers l’agroécologie s’accompagne par la transformation de la la commercialisation de nos produits : il faut redevenir maître de cette commercialisation, créer des filières départementales pour se réapproprier les outils de commercialisation, de transformation, et nous raconte la création de la première filière farine dans les Landes. Dans la complexité du monde libéral dans lequel nous sommes, les coopératives ont fait des choix stratégiques qui ne correspondent plus aux réalités des fermes existantes.

Gersende nous parle du collectif. Ces porteurs de projet souhaitent aller vers des combinaisons d’activités pour maîtriser à la fois l'amont et l'aval de la production. Le collectif leur permet : une sécurisation de l’aspect économique, la mutualisation des moyens, un cadre de travail beaucoup plus flexible, un cadre de vie, une complémentarité agronomique, etc. et ils s'en sortent ! Leur revenu est légèrement supérieur au smic agricole. Bien sûr il existe des freins au développement des modèles collectifs, mais pour que le métier de paysan soit un métier d’avenir, il faudra forcément penser, accompagner, soutenir les formes collectives, de plus en plus recherchées.

Nous sommes à la croisée des chemins et tous ont envie de croire à une agriculture différente. Leurs discours se veulent novateurs, il faut prendre un tournant, 30 ans d’aides via la PAC notamment pour quel(s) résultat(s) aujourd'hui ? Dans quel état se trouve notre agriculture ?!

Et Co-Actions dans tout ça ?

Notre mission ? Accompagner économiquement et humainement les porteur.es de projets, dans le but de développer une économie locale pérenne – de développer la visibilité et prouver la viabilité du statut d’entrepreneur.e salarié.e .

Notre vision ? Imaginer et offrir les conditions de travail idéales pour les entrepreneur.es indépendant.es, à travers :

  • un accompagnement à l’entrepreneuriat,
  • un programme de formation,
  • un statut coopératif empreint de sens.

Notre ambition ? Participer activement à la (r)évolution du/des "T/travails"

  • Travail : Le Travail au sens sociétal – la place du travail dans nos vies
  • travail : le travail du quotidien – conditions de travail et équilibre vie pro – vie perso.     

Co-actions est un acteur de l’économie sociale et solidaire en Nouvelle-Aquitaine, partenaire de la CRESS (Chambre Régionale de l’ESS) et membre de l’URSCOP (Confédération Nationale des Coopératives). Aux côtés de la Fédération des CAE, notre équipe travaille toute l’année à développer la visibilité de notre modèle, à travers sa présence sur des événements clés, ou en coopérant sur des programmes favorisant l’entrepreneuriat et les projets solidaires.

Par ailleurs, le contrat CAPE permet le test d’une activité dans une structure stable et implantée sur le territoire. Ce contrat permet ainsi de développer des projets solidaires ou à vocation sociale avec de vraies chances d’aboutir. Tous nos entrepreneur.es ont choisi le statut coopératif dans le but d’entreprendre autrement. La plupart d’entre eux sont aussi engagés dans l’ESS et développent des coopérations locales ou internationales en phase avec les valeurs de l’ESS.

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